30 octobre 2012

Billet d'humeur

Pas le temps de revenir du mariage luxembourgeois que la famille royale belge a fait la « une » de l’actualité, et pas pour les tenues portées à cette occasion ou suite au récent succès de la mission économique en Turquie. Non, un journaliste de la RTBF, Frédéric Deborsu, a écrit un livre-brûlot-torchon (pour rester poli), intitulé Question(s) Royale(s) sur ce qu’il dit lui-même être la « vraie » histoire cachée de cette famille. Soulignons que l’auteur en question, qui prétend à qui le veut qu'il est royaliste, a profité d’un congé sans solde pour pouvoir écrire ce livre dont une présentation devait être faite par F. Deborsu le mardi 23 octobre lors d’une conférence de presse. Ayant pu en prendre connaissance au préalable, le groupe Sudpresse n’a pas résisté à l’occasion de rompre l’embargo et de publier les extraits les plus emprunts de soufre. Suite à cela, l’auteur et son éditeur ont déposé plainte contre X.
 
 
 
Au final, ce sont les ducs de Brabant qui font l’objet des plus explosives révélations supposées : le mariage de Philippe et Mathilde ne serait qu’une fumisterie. Le prince héritier y aurait été contraint par sa famille, tandis que Mathilde s’y serait résignée pour redorer sa famille qui avait connu des revers financiers. Le tout s’accompagne de deux insinuations : le prince aurait eu une relation qualifiée de « hors norme » avant son mariage avec son ami, le comte Thomas de Marchant et d’Ansembourg, et le choix de l’hôpital Erasme – réputé pour ses inséminations artificielles – pour l’accouchement des enfants du couple ne serait pas anodin. Comprenez donc que le lecteur doit déduire que le prince serait homosexuel, et pour preuve, le mariage n’a sûrement jamais été consommé… Rien de plus, rien de moins. Le reste comporte des révélations qui étaient pourtant déjà connues, des rumeurs, des « on dit » qui ont déjà alimenté de nombreux livres. Il avait été avancé que le Roi aurait donné une interview (une première) dans laquelle il se livre au grand jour. Finalement, il ne s’agissait que d’une conversation en off datant de 1994 auquel avait assisté le frère de l’auteur, le journaliste Christophe Deborsu. Notre Bon Souverain serait également atteint d'un cancer de la peau et serait impatient d'abdiquer, au déplaisir de son entourage. Bref, on nous ressort la fameuse rumeur de l'abdication, une rumeur presqu'aussi vieille que le règne d'Albert II.
 
Bien entendu, F. Deborsu a pris le soin d’être prudent dans ses dires. Ce genre de livres est d’ailleurs parfois même relu avant publication par des avocats, au cas où. Une position très courageuse donc… Tout comme les nombreuses personnes qui ont souhaité garder l’anonymat. La protection des sources journalistiques est une règle d’or, même reconnue par la justice. Mais il est tellement facile de se cacher derrière l’anonymat. L’auteur affirme que chaque information a été recoupée au moins trois ou quatre fois par des témoins crédibles. Mais qu’en est-il de ces sources crédibles et multiples ? Nombreux sont sûrement ceux qui n’attendent qu’à déverser leur fiel sur la famille royale, qu’ils soient républicains notoires (Thierry Debels) ou courtisans délaissés (Noël Vaessen). Dernièrement, la journaliste du Soir Magazine Emmanuelle Praet a déclaré que plusieurs de ses collègues avaient été interrogés pour ce livre. Et leurs déclarations n’ont pas été transcrites avec fidélité, l’auteur se permettant apparemment de prendre des libertés avec le journalisme en amplifiant certaines déclarations. Face à cette rigueur loin d’être irréprochable, on peut s’interroger sur la même rigueur qui a animé F. Deborsu dans le choix de ses témoins ! Par ailleurs, Martine Dubuisson, journaliste et experte de la famille royale pour Le Soir, aurait dû participer à l’écriture de ces 300 pages et quelques. Est-ce parce que la tournure que prenait ce travail était trop douteuse qu’elle aurait préféré se retirer ? Ou alors tout simplement parce que cela aurait été une blessure d’orgueil pour Frédéric-le-Petit de partager la couverture ?

Du côté de la communication du Palais, celui-ci a tenu à réagir le jour même de la fuite due à Sudpresse en précisant que sur base des extraits rendus publics, tout cela contenait de nombreux éléments totalement « injurieux » et « erronés ». Pas question pour lui cependant de tenter d’interdire la publication. Le prince Philippe, lourdement attaqué, devait par la suite s’exprimer par la voie d’un communiqué : « Le jour le plus heureux de ma vie fut celui où Mathilde a accepté ma demande en mariage. Depuis ce jour-là, notre mariage nous a donné quatre enfants que nous entourons de notre amour et qui nous le rendent abondamment. C'est en toute sérénité que je fais cette mise au point ». Cela tranche considérablement avec l’habituel et assez inefficace no comment. Après concertation avec le prince héritier, son ami, aujourd’hui psychothérapeute de renom et père de famille, a tenu à effectuer un recadrage dans la presse. Il s’est dit « choqué car tout est faux. Je suis profondément indigné qu’on puisse ternir la famille royale ainsi que ma personne. J’ai été invité au mariage de Philippe et je m’y suis rendu (ndlr : l’auteur prétendait le contraire). Je l’ai d’ailleurs rencontré par la suite. Il a donc menti deux fois car je ne suis pas homo et même, si je l’avais été, serait-ce un crime?». Il s’étonne également que F. Deborsu ne l’ait contacté que sur le très tard et qu’il ne l’a même pas informé qu’il serait cité dans le livre. Il réfléchit même à la possibilité de porter plainte.
 
Fraîchement arrivé, le nouveau conseiller presse du Palais depuis septembre, Bruno Nève de Mévergnies, aurait sûrement rêvé de débuts plus sereins. La situation a cependant été bien gérée. L’institution monarchique devrait néanmoins prendre cette turbulence comme une occasion de rebondir au niveau de sa communication et de la transparence de ses comptes (au sujet de la communication, lire cet article). La monarchie constitutionnelle doit à la fois pouvoir associer tradition et modernité, proximité avec ses concitoyens et distance protocolaire, fastes tolérables dans une démocratie moderne et transparence financière. Il s’agit d’un équilibre qui n’est pas simple à atteindre et encore moins à maintenir. Mais il est indispensable de l’avoir comme cap. Au sinon, les attaques concernant le coût de la monarchie feront sans cesse les choux gras de certains journaux en quête de sensationnalisme et alimenteront les discussions de bistrots. Comment se rendre compte de l’importance de l’institution si celle-ci communique justement mal ? Il est incompréhensible de voir par exemple que le site Internet de la famille royale belge est on ne peut plus vieillot, que des informations importantes sont manquantes (comme une liste complète des présidences d’honneur et des hauts patronages) et qu’il arrive même que certaines activités ne s’y trouvent pas alors que les journalistes se contentent uniquement de cette source pour faire une décompte des activités en fin de chaque année. Et il y a assez de bons exemples au sein des autres familles royales régnantes, et même non régnantes, pour que le Palais s’en inspire.
 
Mise mal à l’aise, la RTBF, qui pourtant avait été très heureuse du score d’audience réalisé par le documentaire de F. Deborsu sur le prince Laurent (dans lequel, finalement, on n’apprenait pas grand-chose), a décidé d’écarter son « journaliste » du devant de la scène. La chaîne publique l’a remisé pour un mois au service documentation. On ne peut qu'espérer que durant ce petit stage, loin de la lumière des projecteurs que F. Deborsu semble tant apprécier, il pourra y apprendre les rudiments du journalisme. Cette mise au frais temporaire qui pourrait très bien être prolongée n’est, s’il faut à la fois croire la chaîne et son employé, pas une sanction, même si ce week-end la RTBF a empêché l’auteur du livre à assister à une séance de dédicaces. Affaire à suivre. En lui souhaitant à l'avance (on ne sait jamais) une belle fin de carrière dans les sous-sols du boulevard Reyers. Hélàs, on est jamais trop à l'abri de la connerie et de la médiocrité...
 
Cette histoire aura démontré au moins une chose : que nous vivons, en Belgique, dans une authentique démocratie où la liberté de parole n’est pas bafouée. On n’aurait pas pu en dire autant avec le président François Mitterrand qui durant tout son mandat a réussi à empêcher la sortie d’un pamphlet à son sujet, intitulé L’honneur perdu de François Mitterrand. Mais au final, le meilleur côtoie le pire. Et l’homme du XXIe a peut-être un peu trop tendance à placer une confiance aveugle dans les médias, dans tout ce qui peut être écrit ou dit. De toute façon : « Il n’y pas de fumée sans feu, non ?! ». Et bien c’est très certainement le premier adage populaire qu’il faudrait proscrire. En effet, on ne compte plus aujourd’hui les personnalités bien vivantes qui ont été victimes de rumeurs sur leurs décès ou ce qu’on appelle les légendes urbaines, totalement infondées, et dont parfois les médias se font le relais.
 
Mais la liberté de pensée n’autorise pas tout. Jusqu’où peut-on aller dans une société ultra-exhibitionniste et ultra-voyeuriste ? La véracité douteuse des faits a déjà été abordée, mais de toute façon, est-il nécessaire de s’immiscer à un tel point dans la vie privée des membres de la famille royale ? La qualité de personnage public n’induit pas que l’on doit renoncer à l’entièreté de sa vie privée. Il y a une ligne jaune à ne pas franchir, et ici cela a été fait sans conteste. La crise conjugale d’Albert et Paola est une évidence pour tous les Belges, tous deux ont eu des relations extraconjugales, les torts étaient partagés, cela a déteint négativement sur les enfants. L’affaire Delphine Boël a éclaté en 1999 et le Roi a fait mention de cette crise dans son discours de Noël. Point. Il n’était pas nécessaire de s’étendre sur des informations (qui d’ailleurs sont peut-être erronées) comme la fréquentation par le prince Albert de maisons closes de luxe, des perruques que la princesse Paola pouvait mettre pour aller à la rencontre de ses amants, de ses avances auprès d'un ministre wallon, etc. C’est d’autant plus vrai quand les personnes incriminées ont des enfants, qui vont à l’école comme tout le monde, qui regardent la télévision ou écoutent la radio. Même des personnalités pourtant de tendance républicaine, ont dénoncé cet aspect majeur et malsain de l'ouvrage !

En conclusion, je ne débourserai pas 19,95€ pour lire cela. Peut-être est-ce une erreur de juger d’un livre sans l’avoir lu, mais à la vue des extraits parus dans la presse ou livrés par des tierces personnes, je préfère laisser la tâche à d’autres de subir cette indigeste littérature. Il y a tant de biographies, de livres sérieux, fouillés, qui ont demandé des heures de travail, de recherches au sein d’archives tangibles et non pas des témoignages douteux. Et pourtant, la plupart de ces livres sont passés (presque) inaperçus… Non, je n’ai vraiment pas envie de cautionner une telle démarche, entachée de manque (absence ?) d’éthique journalistique, de rigueur élémentaire et de volonté de se faire un nom, voire de l’argent facile. Chers amis, chers lecteurs, je ne peux que vous conseiller de vous abstenir d'acheter ce livre largement en dessous de la ceinture. 

Ces propos n'engagent que moi... mais n'hésitez pas à les partager !

22 octobre 2012

Le mariage religieux

C'est sous un ciel encore plus radieux que la veille, que le mariage religieux de Guillaume et Stéphanie s'est déroulé le 20 octobre 2012. Cette union était la dernière d'un prince héritier de cette génération en Europe. Bien avant dix heures, les nombreux invités ont commencé à faire leur entrée. On attendait en tout 1.4000 invités, dont parmi eux 270 Luxembourgeois qui ont obtenu le précieux sésame après en avoir formulé la demande auprès de la Cour grand-ducale. Avant d'accéder à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame, un chapiteau avait d'ailleurs été installé pour 280 invités. Une opération similaire avait vu également le jour en 1981 lors du mariage du grand-duc héritier Henri, mais sans les moyens de communication actuels, de nombreuses places étaient alors restées vides.



Diverses altesses sont arrivées assez tôt : le prince Kyril et la princesse Miriam Bulgarie, le duc et la duchesse de Bragance, le diadoque Pavlos et la princesse Marie-Chantal de Grèce, l'archiduchesse Catarina d'Autriche et son époux, le prince et la princesse de Venise, le prince héritier Alexandre et la princesse héritière Katherine de Serbie, le prince Jean-Christophe Napoléon, le duc et la duchesse de Vendôme, le prince Georg Friedrich de Prusse, le margrave et la margravine de Bade, le duc et la duchesse de Parme, le prince et la princesse de Windisch-Graetz, la princesse Nathalie de Sayn-Wittgenstein-Berleburg et son époux, le prince et la princesse de Hohenzollern, le prince héritier Bernhard et la princesse Sophie de Bade, la comtesse héritière Erich von Waldburg zu Zeil und Trauchburg (née duchesse Mathilde de Wurtemberg), la princesse Henri d'Arenberg, l'archiduc et l'archiduchesse Rudolf d'Autriche, l'archiduchesse Carl-Ludwig d'Autriche (née princesse Yolande de Ligne), l'archiduc et l'archiduchesse Martin d'Autriche-Este, l'archiduc et l'archiduchesse Carl-Peter d'Autriche, le comte et la comtesse Franz-Josef d’Auersperg-Trautson, le duc et la duchesse de Croÿ, la duchesse douairière de Croÿ (née princesse Gabrielle de Bavière), la princesse Edouard de Lobkowicz (née princesse Françoise de Bourbon-Parme), le prince Charles-Henri de Bourbon-Parme, l'archiduchesse Rodolphe d'Autriche, le prince et la princesse zu Sayn-Wittgenstein-Sayn, le prince et la princesse zu Stolberg-Stolberg, le prince et la princesse von Quadt zu Wykradt und Isny, le prince et la princesse Pierre Galitzine, la princesse Xenia Galitzine et son époux, etc.

L'ensemble du gouvernement était naturellement convié à cette cérémonie, comme les députés, les parlementaires européens luxembourgeois, la commissaire européenne luxembourgeoise Viviane Reding, le président de la Commission européenne, le Conseil d'Etat, le corps diplomatique, le bourgmestre de Luxembourg... et même certaines personnalités comme les couturier Elie Saab et Edouard Vermeulen ou encore l'aéronaute suisse Bertrand Piccard.



C'est par des mini-bus que de nombreux princes et princesses ont été acheminés vers la cathédrale Notre-Dame. Parmi eux se trouvaient le duc et la duchesse de Brabant, le prince d'Orange et la princesse Maxima des Pays-Bas, le prince héritier Frederik et la princesse héritière Mary de Danemark, le prince héritier Haakon et la princesse héritière Mette-Marit de Norvège, le prince héritier Naruhito du Japon, le prince et la princesse des Asturies, la princesse héritière Viktoria et le prince Daniel de Suède, la princesse Astrid et le prince Lorenz de Belgique, le prince Amedeo de Belgique, la princesse Märtha Louise de Norvège (sans son époux), le prince Carl-Philip de Suède, le prince Laurent et la princesse Claire de Belgique. Quelques autres représentants sont tout de même arrivés en voiture comme la princesse de Hanovre, la princesse héritière Margarita et le prince Radu de Roumanie, le comte et la comtesse de Wessex, la princesse Lalla Salma du Maroc, le prince Hassan et la princesse Sarvath de Jordanie, le prince Rashid et la princesse Zeina de Jordanie, le sheikh Nahyan bin Mubarak Al Nahyan d'Abou Dhabi ou encore le cheikh Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani et la cheikha Al-Mayassa bint Hamad bin Khalifa du Qatar.




La famille grand-ducale était au grand complet. Les nombreux cousins germains du grand-duc héritier Guillaume avaient fait le déplacement. Le grand-duc Jean, tout comme la reine Fabiola, le comte Philippe de Lannoy et la princesse douairière de Ligne (née princesse Alix de Luxembourg) sont entrées discrètement dans l'édifice par une porte latérale. Plusieurs neveux et nièces du grand-duc Jean ont également foulé le tapis rouge dans l'indifférence de la plupart des photographes. La fiancée du prince Félix de Luxembourg, Claire Lademacher, avait également été conviée tout comme Hélène Vestur, la première épouse du prince Jean de Luxembourg, oncle du marié, avec qui la famille grand-ducale est toujours restée en bons termes.



Les souverains, eux, sont arrivés, après la famille grand-ducale, en limousine. Il s'agissait de la reine Margrethe II et du prince consort Henrik de Danemark, de la reine Silvia de Suède, de la reine Beatrix des Pays-Bas, du prince Hans-Adam II et de la princesse Marie-Aglaë de Liechtenstein, du roi Harald V et de la reine Sonja de Norvège, du roi Albert II et de la reine Paola des Belges, du roi Constantin II et de la reine Anne-Marie des Héllènes et du roi Siméon II et de la reine Margarita de Bulgarie.



Le grand-duc Henri est arrivée dans une Bentley en compagnie de l'une des tantes de Stéphanie, née Lydia della Faille de Leverghem, l'épouse du chevalier Dominique de Schaetzen. Le Grand-Duc avait ceint son uniforme des insignes de grand-croix de l'Ordre de la Maison de Nassau et de la plaque de grand-cordon de l'Ordre de Léopold, la plus haute distinction honorifique belge. Ensuite, c'était au tour du marié, accompagné de sa mère, la grande-duchesse Maria Teresa de faire leur arrivée dans une Bentley. Guillaume, en grand uniforme, portait les insignes de grand-croix de l'Ordre du Lion d'Or de la Maison de Nassau et de l'Ordre de la Couronne de chêne. Maria Teresa avait opté pour une tenue signée NATAN et un chapeau de la Belge Fabienne Delvigne.

Embed from Getty Images


Avant l'arrivée de la mariée prévue à 11 heures, une nouvelle Bentley (ces voitures ont été prêtées à la famille par un garage) a acheminé la suite de la mariée : ses demoiselles d'honneur et les enfants d'honneur. Le rôle de demoiselle d'honneur était assumé par la princesse Alexandra de Luxembourg et par Antonia Hamilton, une nièce de Stéphanie. Les enfants d'honneur, habillés d'un costume aux couleurs bleu et orange des Nassau, étaient au nombre de six : le prince Gabriel de Nassau (le fils du prince Louis et de la princesse Tessy), les comtesses Caroline et Louise de Lannoy (filles du comte Jehan de Lannoy), Isaure et Lancelot de le Court (enfants de la comtesse Isabelle de Lannoy) et Madeleine Hamilton (fille de la comtesse Nathalie de Lannoy).



Celle que tout le monde attendait a fait enfin son arrivée à bord d'une Daimler de couleur bleue, achetée par la famille grand-ducale en 1988. Le secret le mieux gardé du mariage pouvait enfin tomber : la robe était une création d'Elie Saab. De couleur blanche-ivoire, elle était composée de dentelle, rebrodée de feuillage en fils d'argent. Elle a nécessité pas moins de 32.000 heures de travail pour la broderie et de 700 heures de travail pour la couture. Elle était incrustée de 80.000 cristaux transparents et de 50.000 petites perles. La traîne de 4,5 mètres était rehaussée d'un voile en tulle, rebrodé lui aussi, d'une longueur de 5 mères. Sa coiffure, signée Tom Marcineau de la Maison Carita-Paris, était complétée par le diadème qui appartient à sa famille. Après avoir porté la veille le grand diadème au motifs floraux de la famille grand-ducale, on s'attendait à ce qu'elle porte l'un des deux diadèmes qui furent portés le jour de son mariage par Joséphine-Charlotte. Ce fut finalement un choix plus personnel, qui permit sans doute une fois de plus d'associer sa maman à la cérémonie. Ce diadème de forme décroissante a été créé en 1878 par le joaillier belge Altenloh, qui a livré plusieurs pièces à la famille royale belge en son temps. Il est composé de 270 brillants de taille ancienne sertis de platine et un diamant-poire inversé surmonte le tout. Son maquillage était lui aussi de facture belge, dû au travail de Bouzouk, et son bouquet était une création de la maison parisienne Lachaume.

Embed from Getty Images


Son père ayant des difficultés pour son déplacer, c'est son frère aîné, le comte Jehan de Lannoy qui l'a menée jusqu'à l'autel. Guillaume put enfin découvrir la robe de mariée. Debout, aidé par l'un de ses fils, le comte de Lannoy a tenu à embrasser sa fille avant le début de la cérémonie qui s'est ouverte sur le Grosser Gott, wir loben Dich de Ignaz Franz. Elle était présidée par Monseigneur Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, avec comme co-célébrants le Nonce apostolique Monseigneur Berloco, l'archevêque émérite de Luxembourg Monseigneur Franck, le père abbé de Clervaux Dom Miguel Jorrot, les chanoines Ernest Gillen, Georges Hellinghausen, Henri Hamus, François Muller et les abbés Pascal André Dumont et Dominique Janthial. Sans oublier deux membres de la famille de Stéphanie : l'abbé Vincent della Faille de Leverghem, curé de la paroisse Saint-Nicolas à La Hulpe et cousin de sa défunte mère, ainsi que le frère Emmanuel della Faille de Leverghem, son cousin germain.
Après une introduction, une minute fut respectée en mémoire de la mère de la mariée, la comtesse Alix de Lannoy, décédée le 26 août 2012. La cérémonie s'est ensuite déroulée avec la demande de pardon, le gloria et la Messe de la Trinité de Mozart. La liturgie de la parole s'est composée comme suit : lecture de la première lettre de Saint-Paul aux Corinthiens, le psaume 32, l'acclamation de l'évangile avec le Cantico dell'Agnello de Marco Frisinia, lecture de l'évangile de Jésus-Christ selon Saint-Matthieu, et enfin l'homélie de Monseigneur Hollerich. Pendant la liturgie du sacrement, les invités ont pu assister à la profession de foi des époux, à l'invocation de l'esprit saint suivi de Jésus, toi qui a promis de Claudine Blanchard. Ensuite, Guillaume et Stéphanie se sont promis la fidélité pour toute la vie et ont accepté la responsabilité d'époux et de parent. Dès lors, l'archevêque de Luxembourg a procédé à l'échange des consentements (en luxembourgeois) :  

Guillaume : « Stéphanie, veux-tu être mon épouse ? »
Stéphanie : « Oui, je le veux. Et toi, Guillaume, veux-tu être mon mari ? »
Guillaume : « Oui, je le veux »
Stéphanie : « Guillaume, je te reçois comme époux et je me donne à toi »
Guillaume : « Stéphanie, je te reçois comme épouse et je me donne à toi »
Guillaume et Stéphanie : « Pour nous aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves, et nous soutenir l'un l'autre, tout au long de notre vie »




Ensuite, deux enfants d'honneur sont venus apporter les alliances, posées sur un coussin. Selon la volonté des époux, elles ont été fabriquées avec de l'or venant du commerce équitable. Monseigneur Hollerich a béni ces alliances. Notons, que Stéphanie portait la bague qu'elle avait reçue à l'occasion de ses fiançailles, mais aussi la bague de fiançailles de sa mère.

Guillaume : « Stéphanie, je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité »
Stéphanie : « Guillaume, je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre fidélité »
Guillaume et Stéphanie : « Nous le promettons au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

Ce moment d'intense émotion a été suivi par le chant de louange et d'action de grâce. Le couple a eu à cœur de choisir les différents textes et les chants de la cérémonie religieuse. Ici, il s'agissait du Chant de la promesse de père Jacques Sévin. Le choix n'est pas anodin, puisqu'il s'agit à l'origine d'un chant scout. Le scoutisme a une place de choix dans la famille grand-ducale. Le grand-duc héritier Guillaume et la princesse Stéphanie ont été guides durant leur jeunesse, tout comme le grand-duc Henri, le grand-duc Jean et la grande-duchesse Joséphine-Charlotte.  



Ensuite, après la prière des époux, des membres de la famille et des amis se sont succédé pour la prière universelle. Tout d'abord le prince Louis en luxembourgeois, la princesse Louise zu Stolberg-Stolberg (amie et témoin de Stéphanie) en allemand, le comte Amaury de Lannoy en français, la duchesse Isabelle de Bragance en portugais, la comtesse Olivier de Lannoy (née Alice van Havre) en néerlandais, et enfin le prince Félix de Luxembourg en anglais. Entre chaque intervention, l'Ubi Caritas de Jacques Berthier retentissait. La liturgie eucharistique était composée ensuite de l'offertoire au son du premier mouvement du Psaume 42 de Félix Bartholdy, du sanctus avec la Messe de la Trinité signé Mozart, de la prière eucharistique, de l'acclamation après la consécration suivie de la Sonnerie nationale. Après cet air qui n'est entonné que lors des grandes occasions ont suivi le pater noster, la bénédiction nuptiale de Monseigneur Hollerich, l'agnus dei au son une nouvelle fois de la Messe de la Trinité, puis de la communion dont les chants pour la suivre étaient Anima Christi de Markus Wittal et Pange lingua de Marco Frisina.

Embed from Getty Images

Après cela, une enfant d'honneur a déposé le bouquet de la princesse Stéphanie au pied de la statue de Notre-Dame, Consolatrice des Affligés, patronne de Luxembourg. En cette occasion, la statue de bois datant du XVIIe siècle était habillée d'une robe confectionnée à partir de la robe de mariage de la grande-duchesse Maria Teresa. Depuis quelques années, elle désirait en effet faire ce don qui rejoindra le trousseau de Notre-Dame (conservé au trésor de la cathédrale). La grande-duchesse avait également offert un collier avec sa médaille de baptême, un médaillon contenant des photos du nouveau couple et de la famille grand-ducale, ainsi qu'un rosaire ayant appartenu à sa grand-mère paternelle, Maria Narcisa Alvarez Tabio. Un élément rappelait également la mère de la princesse Stéphanie : un voile en dentelle de Bruxelles du XVIIIe siècle qui fut porté lors de son mariage en 1965. Ces "offrandes" à la patronne s'inscrivaient dans la tradition puisque dans le passé divers membres de la famille grand-ducale firent de même. Pendant cette consécration à Notre-Dame, Léif Mamm, ech weess et nët ze son de Joseph Biwer était joué et chanté.

Le Nonce apostolique a ensuite prononcé la bénédiction accordée par le pape Benoît XVI et Monseigneur Hollerich la bénédiction finale. L'hymne national, Ons Heemecht (Notre Patrie), s'est enfin fait entendre dans la cathédrale, marquant la fin de la cérémonie religieuse. Dès lors, les époux ont signé le registre de mariage au son de l'Hallelujah de Händel. Il en fut de même pour leurs témoins : la princesse Louise zu Stolberg-Stolberg, la princesse Blanche de Merode, Don Lawrence Doimi de Lupis Frankopan et le prince Félix de Luxembourg. Et finalement par Monseigneur Hollerich, qui a ensuite ostensiblement montré ce document aux mariés, à la famille grand-ducale et aux autorités luxembourgeoises. L'ensemble de l'assistance s'est ensuite mise à applaudir. C'était la première fois que cela se passe lors d'un mariage à la Cour grand-ducale. Le cortège s'est alors reformé pour sortir de la cathédrale au rythme du troisième mouvement de la Symphonie Nr. 1 d'Alexandre Guilmant.

Embed from Getty Images



Direction le palais grand-ducal pour un moment on ne peut plus attendu : l'apparition au balcon du couple et le baiser. Pendant ce temps, les invités les plus prestigieux remontaient en voiture et d'autres revenaient au palais à pied. Il ne fallut pas attendre très longtemps avant que les portes donnant sur le balcon s'ouvrent à 13 heures 30, soit une demi-heure de retard sur ce qui était prévu. Le couple a salué chaleureusement la foule (plus nombreuse qu'on aurait pu s'y attendre) avant de lui offrir un beau baiser. La famille grand-ducale a rejoint les mariés, qui se sont encore échangés deux autres baisers pour le plus grand bonheur des badauds et des téléspectateurs. La journée n'était alors pas tout à fait terminée. Venait ensuite la traditionnelle séance de photos officielles  puis un dîner de gala pour 650 personnes (soit 300 personnes de plus que la veille).



Dans la soirée, on avait l'impression que tout le grand-duché était présent dans les rues pour fêter l'événement. A partir de 20 heures 20, une myriade d'étoiles a illuminé de ses couleurs le ciel luxembourgeois pour le plus grand plaisir, comme toujours, des petits et des grands. Le feu d'artifice était tiré depuis le site des Trois Glands et le nouveau couple princier y a assisté depuis le balcon du Conseil d'Etat. L'artiste belge Selah Sue et le groupe luxembourgeois Funky P. devaient ensuite prendre le relais sur le Knuedler. Le couple, lui, s'est rendu au château de Berg pour une soirée privée réunissant la famille et les amis. Le lendemain, ils s'envolaient pour leur voyage de noces, destination que seul Guillaume connaît, mais gageons qu'il s'agissait d'un lieu ensoleillé !
 

20 octobre 2012

Mariage de Guillaume et Stéphanie : le dîner de gala

A partir de 19 heures 30, les invités ont défilé pour entrer au palais grand-ducal afin d'assister au dîner de gala. A cette occasion, Royalement Blog s'est concentré sur la famille grand-ducale, la famille royale belge et la famille de la mariée.

La princesse Marie-Astrid portait le diadème d'émeraudes de sa mère la grande-duchesse Joséphine-Charlotte qui fait partie des collections grand-ducales. Son époux, l'archiduc Carl-Christian d'Autriche, en plus de l'Ordre d'Adolphe de Nassau, arborait le bijoux de la Toison d'or. La princesse Margaretha de Liechtenstein avait elle aussi puisé dans les collections grand-ducales : elle avait choisi de porter le bandeau et les boucles d'oreille d'aigues-marines. La princesse Sibilla s'était parée pour la première fois d'un diadème d'aigues-marines que possède sa mère et qui provient de la reine Victoria-Eugénie d'Espagne. Elle l'avait assorti avec les autres éléments formant une parure : une broche, des boucles d'oreille, un bracelet et un collier. L'épouse du prince Guillaume de Luxembourg avait prêté son diadème de diamants, dans sa forme allégée, à sa belle-sœur la comtesse Diane de Nassau qui faisait ce soir-là sa première apparition publique à un événement de la Cour grand-ducale.



Côté belge, la reine Paola portait la robe qu'on lui avait déjà vu dix ans plus tôt lors du dîner de gala offert en l'honneur de la visite d'Etat en Belgique de la reine Margrethe II et du prince Henrik de Danemark. Tout comme lors du dîner de gala à l'occasion du mariage du prince Albert II de Monaco, l'épouse du roi Albert II avait opté pour le diadème de diamants de la reine Elisabeth assorti avec le collier offert par son époux lors de leur mariage en 1959. La reine Fabiola, qui ne figurait pourtant pas sur la liste des invités, a pourtant bel et bien effectué le déplacement. Elle portait des bijoux qu'on ne lui avait plus vu depuis pas mal d'années : une paire de boucles d'oreille et une broche dans ses cheveux aux motifs floraux. La reine Fabiola avait déjà par le passé porté ces éléments dans sa chevelure à quelques occasions. Quant à la princesse Mathilde, elle arborait le seul diadème qu'elle possède, celui qui lui a été offert lors de son mariage par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique. Quant au collier, elle l'avait déjà porté lors du dîner de gala précédant le mariage des ducs de Cambridge. Sa belle-sœur la princesse Astrid, habillée par Elie Saab, pouvait une nouvelle fois compter sur le diadème que possède sa belle-mère. La princesse Claire, elle, portait le mystérieux diadème qu'elle porte désormais depuis plusieurs années tandis que le diadème que lui a offert ses beaux-parents n'a plus été vu depuis bien longtemps. A moins que ce bijou ait été vendu afin d'acquérir cet autre diadème ? La princesse Claire continue cependant de porter la paire de boucles d'oreille qui lui a été offerte par les Ruffo di Calabria lors de son mariage en 2003. 




En ce qui concerne la famille de la mariée, le comte Jehan de Lannoy, en uniforme militaire de gala, n'était pas accompagné de son épouse qui n'était pas présente au grand-duché lors des cérémonies pour une raison inconnue. Il a fait son arrivée dans le sillage du comte Amaury de Lannoy, célibataire, et de M. et Mme Jean-Charles de le Court. L'épouse du comte Christian était la seule membre de la famille de la mariée à porter un diadème qui ne provient pas des Lannoy.




Tour à tour, les mariés et le couple grand-ducal ont salué les invités à leur arrivée dans la Salle des Fêtes du palais grand-ducal. La grande-duchesse Maria Teresa avait opté pour le diadème Chaumet, à l'origine un collier de perles et diamants. La mariée Stéphanie portait quant à elle le grand diadème aux motifs floraux de la famille grand-ducale qui fut arboré jadis par les sœurs du grand-duc Jean lors de leurs mariages. Concernant, les princesses Alexandra et Tessy, celles-ci avaient respectivement choisi le petit diadème aux motifs floraux et le diadème avec saphir de la grande-duchesse Adélaïde-Marie. Ensuite, les invités se sont rendus à la Chambre des députés qui communique directement avec le palais grand-ducal. Avant le dîner, le grand-duc Henri a porté un toast au mariage de son fils aîné Guillaume et de sa belle-fille Stéphanie :

Chère Stéphanie, cher Guillaume, 

A l’occasion de votre mariage vos parents aimeraient vous dire combien ils sont heureux et fiers de vous voir commencer ensemble cette vie à deux. Nous avons vu éclore cet amour, il y a maintenant plus de deux ans Il s’est concrétisé pour donner peu à peu naissance à ce couple rayonnant de bonheur que nous avons la joie de voir aujourd’hui. Ce cheminement, vous l’avez fait à deux. Aussi vous savez que le mariage est une alliance, un engagement qui se renouvelle tous les jours. C’est une démarche commune où chacun doit tout faire en fonction de l’autre. Un mariage réussi, c’est aussi regarder ensemble dans la même direction. En vous observant, il n’y a aucun doute possible, vous êtes faits l’un pour l’autre, prêts à affronter les joies mais aussi les vicissitudes de la vie. Au service de l’un et de l’autre, au service de notre famille et au service du pays sur lequel il vous sera amené un jour de régner. La population luxembourgeoise voit en votre union un gage de continuité qui mènera notre pays vers un avenir qui sera, nous espérons de tout cœur, prospère et pacifique. 

Chère Stéphanie, nous t’accueillons en ce jour avec une très grande joie. Nous savons que grâce à ta grande sensibilité, ton intelligence et ton dévouement tu combleras notre fils. Le fait d’avoir déjà passé par des épreuves les plus difficiles, notamment le départ soudain de ta chère mère, nous a montré, si besoin l’était, ta force et ton courage face à l’adversité. Alix restera toujours pour nous, qui avons eu la chance et le bonheur de la connaître, un être d’exception. De là-haut, elle veillera sur vous afin que vous aussi, vous soyez un couple uni et exemplaire comme celui que formaient Alix et Philippe. Que leur exemple vous guide tout au long de votre vie. 

Lors de tes fiançailles et de ta rencontre avec les autorités du pays, les Luxembourgeois t’ont tout de suite adoptée comme leur future princesse. Ton rayonnement, tes convictions, mais aussi ta douceur feront de toi la personne parfaite pour seconder et soutenir Guillaume tout au long de sa vie. Nous t’aimons et sommes heureux et reconnaissants que tu aies choisi notre fils. Nous voudrions remercier tes chers parents pour le soutien inconditionnel qu’ils ont montré lors de l’éveil de votre amour. Alix, ta chère mère, reste très présente dans nos cœurs et le restera particulièrement tout au long de ces jours de festivités. Ton père Philippe marie sa dernière fille, son plus jeune enfant. Nous imaginons l’émotion que ce doit être pour lui. L’union entre nos deux familles, aux traditions bien établies, basées sur des valeurs chrétiennes transmises à leurs enfants sont également un gage de solidité pour votre vie de couple. 

Cher Guillaume, dorénavant, commence pour Stéphanie et pour toi cette grande et belle aventure qu’est le mariage. Nous t’avons vu grandir et t’épanouir pour être aujourd’hui un homme responsable, résolument engagé au service des autres et en particulier de ceux qui souffrent. Ta très grande capacité d’aller vers les autres te permet de remplir ta tâche avec intelligence et simplicité. Les missions économiques que tu présides avec beaucoup de compétences sont indispensables pour la promotion de notre pays dans le monde en particulier au vu de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons. Ton épouse sera, comme ta mère l’est pour moi, un soutien essentiel dans la mission difficile mais ô combien exaltante qui vous attend. 

Oui, cher Guillaume, nous sommes fiers de toi. Tu es un homme de devoir, et ta ligne de conduite est le bien commun. Nous avons toute confiance dans tes jugements et saches que nous serons toujours là pour vous aider et vous soutenir si vous en avez besoin.

Majestés, Altesses Royales, Excellences, chers amis et familles,

Nous tenons à vous remercier tous, tous les invités dont certains sont venus de très loin pour assister au mariage de Stéphanie et de Guillaume. Votre présence vous honore. Demain vous serez les témoins de cette nouvelle union qui sera, nous l’espérons tous, heureuse et prospère. C’est en ce sens que je vous invite à lever votre verre et à boire à la santé et au bonheur du jeune couple. 


Vivent les mariés ! Vive le Luxembourg !



La famille grand-ducale et ses invités a ensuite pu déguster le menu servi dans l'argenterie des collections grands-ducales. Il était composé d'un cannelloni de bar sauvage et tartare de langoustines et d'une vinaigrette aux huîtres et caviar osciètre, suivi d'une poitrine de pigeonneau farcie d’une escalope de foie gras en papillote de chou vert, d'une cuisse confite aux jus et d'une mousseline de céleri rave et marrons glacés. Une sphère de chocolat noir grand cru façon poire Belle-Hélène, arrosée de sauce chocolat chaud, venait compléter ce fastueux et raffiné dîner. Pour clôturer la soirée, en toute intimité, les nombreuses altesses ont pu profiter d'un bal animé par un orchestre.