19 janvier 2015

La reine Fabiola en philatélie

Les timbres-poste sur lesquels figurent pour la première fois l'épouse d'un Roi des Belges datent de 1927 sous le règne du roi Albert Ier. Mais c'est véritablement à partir du milieu des années 1930 que la poste belge a proposé des séries de timbres donnant à la monarchie une facette familiale et moins conventionnelle. Des émissions, souvent au profit de la Croix-Rouge ou de la lutte contre la tuberculose, qui furent le plaisir des collectionneurs. En 1960, il apparaît tout à fait naturel que des timbres-poste illustrant le mariage du roi Baudouin avec doña Fabiola de Mora y Aragon soient émis. Ce n'était d'ailleurs pas une première puisque la princesse Joséphine-Charlotte avait eu droit à cet honneur en 1953. Mais l'annonce impromptue des fiançailles et le manque de temps ont fait naître une série de trois timbres simple et classique qui fut émise deux jours avant l'union, le 13 décembre. Un artiste n'a pas été sollicité mais des photos des époux ont été utilisées. Elles ont été placées dans des médaillons qui s'entrelacent en-dessous de la couronne royale.



La célébration de cet anniversaire de mariage fera l'objet d'un timbre-poste commémoratif en 1985 et en 1990. Pour les noces d'argent du couple royal, la poste belge a fait appel à l'artiste Anne Velghe déjà à l'origine de l'effigie du roi Baudouin qui fut employée dans les années 1980. Le résultat, imprimé en héliogravure, est très fin et soigné, laissant entrevoir les serres royales de Laeken en arrière-plan. Cinq ans plus tard, pour les noces de perle, ce fut une photo, prise par Valeer Vanbeckbergen, qui fut choisie comme base d'une composition réalisée par Michel Olyff qui a signé les timbres courants du roi Baudouin de 1990 à son décès en 1993. Ce timbre propose une double date permettant de lire à la fois 1960 et 1990. 



Avec son époux tant aimé, la reine Fabiola apparaît sur un des timbres d'une série émise en 1980 à l'occasion des 150 ans de la Belgique. Très logiquement, le couple royal est la dernière valeur, dessinée par Thierry Bosquet et gravée par Jean de Vos. Ce timbre propose les effigies du Roi et de la Reine inscrites dans un décor végétal. En 2005, pour les 175 ans de la Belgique, l'ancien couple royal figure bien sur le feuillet émis mais l'unique timbre concerne le roi Albert II et la reine Paola. La reine Fabiola a également figuré sur deux séries sur les Reines de Belges. En 1962, dans une série dite "Antituberculeux", l'effigie de la souveraine a été gravée par Jean De Bast, basée sur son portrait officiel de 1961 où elle arbore le diadème des Neuf Provinces. De 1998 à 2001, dans le cadre de la promotion de la philatélie, les six Roi des Belges puis les six Reines de Belges ont été les sujets de timbres surtaxés dessinés et gravés par Guillaume Broux. En 2000, ce fut notamment le tour de la reine Fabiola où elle apparaît avec le diadème Wolfers. L'année suivante, le timbre figure dans un feuillet récapitulatif aux côtés des autres souveraines, où la valeur, convertie en euros, n'est plus surtaxée.





La reine Fabiola a par ailleurs illustré, seule, des timbres spéciaux ou de séries dites thématiques. En 1968, elle apparaît sur un des deux timbres émis au profit de la Croix-Rouge belge, l'autre représentait la reine Elisabeth. La composition de J. Malvaux a été basée sur une photo de la reine Fabiola portant dans ses bras Nelly Desmetter lors de l'accueil en 1964 des évacués de Stanleyville au Congo. Un timbre commémorant la Fondation Reine Fabiola pour la santé mentale, créée trois ans plus tôt, a été émis en 1970. Il présente, sur fond bleu clair, un dessin stylisé de la souveraine par Idel Ianchelevici. En 2004, pour une série dénommée This is BelgiumLes Belges dans le monde et dont la création fut confiée à Nora Theys et GAL, la reine Fabiola figure sur un des dix timbres, à l'instar des astronautes Dirk Frimout et Frank De Winne, du Prix Nobel de Médecine 1974 Christian de Duve, de l'héroïne de la guerre 14-18 Gabrielle Petit ou encore du président du Comité International Olympique Jacques Rogge. Ce choix s'explique par l'action de la souveraine en faveur des femmes rurales, associant dans son combat de nombreuses autres premières dames. Cet aspect a d'ailleurs été inclus sur le timbre à côté du portrait de la Reine avec la présence de femmes travaillant dans un champ multicolore. 






La poste belge a émis un feuillet de trois timbres en 2008 à l'occasion de son 80ème anniversaire, une mise à l'honneur dont avait bénéficié la reine Elisabeth en 1956. Au centre de ce feuillet figure un portrait de la reine Fabiola par Eddie Van Hoef. Les deux autres timbres ont été réalisées sur base de photographies privées de l'ancien couple royal que la souveraine appréciait particulièrement. D'ailleurs celle, en noir et blanc, où le roi Baudouin et la reine Fabiola sont de profil avait été choisie par la reine Fabiola pour être mise en évidence lors de ses funérailles. 



Suite à son décès, la poste a annoncé qu'un feuillet de cinq timbres pour des envois non-normalisés à l'intérieur de la Belgique sera disponible dès le 26 janvier 2015. Le décès de l'épouse d'un Roi est l'objet de l'émission de timbres-poste depuis le décès de la reine Astrid en 1935. Pour cet hommage, comme on peut aisément le constater, ce sont des timbres qui avaient déjà été adoptés par le passé qui ont été repris, parfois légèrement retravaillés. Désirant revenir sur sa vie en tant que cinquième Reine des Belges, ces timbres rendent également hommage au parcours philatélique de la reine Fabiola. 



Plusieurs postes étrangères ont eu l'occasion d'émettre des timbres où figurent le roi Baudouin mais aussi parfois le couple royal. C'est ainsi le cas dans deux anciennes colonies : le Rwanda en 1972 à l'occasion de l'exposition philatélique "Belgica '72" et le Burundi à l'occasion de la visite de Baudouin et Fabiola en 1970. On peut également citer le Brésil lors de la visite du couple royal en 1965 ou encore le Mali en 1977 pour une série de timbres-poste intitulée "Personnalités de la décolonisation". 


9 janvier 2015

Naissance de l'archiduchesse Katarina


L'archiduc Christoph et l'archiduchesse Adélaïde, qui s'étaient mariés en décembre 2012 à Nancy, sont les parents d'une petite fille depuis le 22 décembre 2014 : l'archiduchesse Katarina, Marie-Christine, Fabiola d'Autriche. On savait que la naissance était programmée aux alentours de Noël. Ce n'est que ce 9 janvier en après-midi que le Service Presse et Communication de la Cour grand-ducale a transmis le communiqué faisant état de la naissance survenue à Genève. C'est là que le baptême a déjà eu lieu, le 27 décembre dernier, dans l'intimité familiale. La comtesse Rodolphe de Limburg Stirum, née archiduchesse Marie-Christine et sœur de l'archiduc Christoph, a été choisie comme marraine. Le parrain est quant à lui M. Galdric Drapé-Frisch, frère de l'archiduchesse Adélaïde. L'enfant porte en troisième prénom celui de Fabiola, reine de Belgique, qui est décédée environ trois semaines avant l'heureux événement. Bien que n'ayant pas eu la possibilité en raison de sa santé d'assister à l'union du couple, l'ancienne souveraine était présente lors des fiançailles célébrées en décembre 2011 à Bruxelles.     

© Cour grand-ducale/Archives privées/tous droits réservés

© Cour grand-ducale/Archives privées/tous droits réservés


Liens : 

24 décembre 2014

Joyeux Noël!

Je souhaite à tous les lectrices et lecteurs de Royalement Blog une belle et douce fête de Noël. Je leur présente par ailleurs mes meilleurs vœux pour l'année nouvelle qui, espérons, sera riche en événements royaux. En cette occasion, voici une série de photos que le Roi et la Reine ont désiré partagé avec les Belges pour les fêtes de fin d'année. 

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

© Palais Royal

15 décembre 2014

Les funérailles de la reine Fabiola

Ce vendredi 12 décembre 2014, une semaine de deuil national s'achevait par la messe des funérailles de la reine Fabiola en la Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles, suivie par un rite du dernier adieu en l'Eglise Notre-Dame de Laeken. Décédée dans la soirée du 5 décembre à l'âge de 86 ans au Château du Stuyvenberg, la reine Fabiola avait été transférée le 8 décembre dans la chapelle du Château de Laeken puis le lendemain après-midi dans la Grande Antichambre du Palais de Bruxelles. Suivirent deux jours où les Belges eurent l'occasion de s'incliner devant la dépouille de l'ancienne souveraine puis une veillée de la famille, rejointe par certains membres du gotha fraîchement arrivés sur le sol belge comme la princesse Béatrix des Pays-Bas ou le prince Moulay Rachid du Maroc.




J'eus la chance de recevoir une invitation pour les funérailles nationales auxquelles je fus prié de me rendre dès l'ouverture des portes du porche d'honneur vers 8h30. Il faisait encore bien sombre, une matinée marquée par la pluie et les bourrasques de vent qui accompagnèrent toute cette journée. Dès l'entrée, je croisa la Princesse de Ligne, portant une mantille noire. Très vite, certains invités du gotha firent leur entrée : le Prince et la Princesse de Chimay, l'impératrice Farah Pahlavi, la comtesse Evrard de Limburg Stirum, née princesse Hélène d'Orléans - que j'eus d'ailleurs l'occasion de voir mercredi au Palais pour l'hommage devant la dépouille de la reine Fabiola - qui était accompagnée de sa belle-fille la comtesse Louis de Limburg Stirum, le grand-duc Georges de Russie, la princesse Isabelle de Liechtenstein et son fils Rudolf, le Duc et la Duchesse de Castro ou encore l'archiduchesse Yolande (née princesse de Ligne) tenant le bras de son fils l'archiduc Rudolf. On put également voir les princesses Maria-Esméralda et Léa remonter la nef. Elles étaient venues accompagnées du roi Fouad II d'Egypte, grand ami de la princesse Léa, ainsi que de Renaud Bichara, fils de cette-dernière.

Le Prince et la Princesse de Caraman-Chimay
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
L'archiduchesse Yolande, née princesse de Ligne,
et son fils l'archiduc Rudolf d'Autriche
© Antoine Borighem / tous droits réservés
Les princesses Marie-Esméralda et Léa suivies de Renaud Bichara
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
L'ex-roi Fouad II d'Egypte
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés

Le Duc de Bragance et la Duchesse douairière
d'Arenberg, née princesse Sophie de Bavière
© Valentin Dupont/ Royalement Blog
/ tous droits réservés
Se trouvaient aussi dans l'assistance : le Duc de Bragance (chef de la Maison royale du Portugal), l'archiduc Karl (chef de la Maison impériale autrichienne), le Duc de Savoie (chef de la Maison de Savoie), la princesse Nora de Liechtenstein, l'archiduchesse Anne-Gabrielle, le Duc et la Duchesse d'Angoulême, l'archiduc Michael et l'archiduchesse Cristine, l'archiduc Simeon et l'archiduchesse Maria (née princesse de Bourbon-Deux-Siciles), le duc Michael de Wurtemberg, la princesse Edouard de Lobkowicz (née princesse Françoise de Bourbon-Parme) et son fils le prince Charles-Henri de Lobkowicz, l'archiduchesse Alexandra (épouse d'Hector Riesle), le Duc de Croÿ, le Duc d'Arenberg, le prince et la princesse Charles-Louis d'Arenberg venus avec la Duchesse douairière d'Arenberg (née princesse Sophie de Bavière), la princesse Adélaïde d'Orléans et la comtesse héritière Erich von Waldburg zu Zeil und Trauchburg (née duchesse Mathilde de Wurtemberg). 

Après les trente-deux membres de la famille espagnole de la reine Fabiola, la famille grand-ducale fit alors son entrée. Hormis le couple grand-ducal et les héritiers, le reste de la famille fut véhiculé dans des mini-bus. Le grand-duc Jean, vu sa mobilité réduite, fit son entrée par une porte latérale, tout comme le roi Juan Carlos et la reine Sophie d'Espagne un peu plus tard. La délégation luxembourgeoise était composée par l'archiduc Carl-Christian et l'archiduchesse Marie-Astrid, le prince Nikolaus et la princesse Margaretha de Liechtenstein, le prince Jean et la comtesse Diane de Nassau, ainsi que par le prince Guillaume et la princesse Sibilla. De nombreux petits-enfants du grand-duc Jean avaient également fait le déplacement : le comte et la comtesse Rodolphe de Limburg Stirum, l'archiduc Imre et l'archiduchesse Kathleen, les princesses Maria-Anunciata et Marie-Astrid ainsi que le prince Josef de Liechtenstein, la princesse Marie-Gabrielle et le prince Constantin de Nassau sans oublier les benjamins, le prince Paul-Louis, le prince Léopold, la princesse Charlotte et le prince Jean de Nassau. A noter qu'Hélène Vestur, la première épouse du prince Jean, avait aussi été conviée à ces funérailles.

Sortie du grand-duc Henri
et de la grande-duchesse Maria Teresa
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie du grand-duc héritier Guillaume
et de la grande-duchesse héritière Stéphanie
© Antoine Borighem/tous droits réservés
Sortie de la princesse Marie-Astrid
et de l'archiduc Carl-Christian d'Autriche
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie du prince Jean et de la comtesse Diane de Nassau
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés

Puis ce fut au tour des représentants des familles régnantes : le prince Hans-Adam II de Liechtenstein, le cheikh Joaan bin Hamad bin Khalifa Al-Thani (frère de l'émir du Qatar), la princesse Béatrix des Pays-Bas, le prince Moulay Rachid du Maroc, le cheikh Nasser Al-Mohammad Al-Ahmad Al-Sabah (neveu de l'émir du Koweït), la princesse Sirindhorn de Thaïlande, la reine Margrethe II de Danemark, le roi Harald V et la princesse Astrid de Norvège ainsi que le roi Carl XVI Gustaf et la reine Silvia de Suède. Et celle que tout le monde attendait dans l'assistance, l'impératrice Michiko du Japon dont la présence était un geste exceptionnel en regard de l'amitié qui la reliait, avec l'empereur Akihito, au couple que formaient le roi Baudouin et la reine Fabiola. L'impératrice japonaise abonda d'ailleurs l'assistance de petits gestes de la tête lorsqu'elle remonta la nef.

La princesse Béatrix des Pays-Bas
© Antoine Borighem / tous droits réservés
Le roi Harald V et la princesse Astrid de Norvège
© Antoine Borighem / tous droits réservés
L'impératrice Michiko du Japan
© Antoine Borighem / tous droits réservés

D'abord réunie dans le vestibule d'honneur du Palais de Bruxelles, la famille royale belge effectua le trajet, accompagnée par l'Escorte royale à cheval, jusqu'à la cathédrale avec le corbillard transportant le cercueil de la reine Fabiola en tête du cortège. L'atmosphère, animée par une certaine décontraction puisque l'assistance se plaisait à commenter l'arrivée des diverses personnalités, passa véritablement sous le signe du recueillement. La famille était au grand complet, à l'exception de la princesse Luisa Maria qui étudie au Canada. Le cercueil de chêne clair fut porté par huit militaires issus des Carabiniers Prince Baudouin. Lors du passage à ma hauteur des membres de la famille royale belge, le visage de la Reine me parut très marqué.

Sortie du Roi et de la Reine
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie du roi Albert et de la reine Paola
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie du prince Laurent et de la princesse Claire
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie de la princesse Louise
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Sortie de la princesse Maria-Esméralda et de la veuve
du 5ème Marquis de Casa Riera (frère de la reine Fabiola)
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés

La cérémonie religieuse était présidée par Mgr le cardinal Danneels qui a bien connu la reine Fabiola, avec l'aide de l'archevêque de Malines-Bruxelles Mgr Léonard, le Nonce apostolique Mgr Berloco, le doyen de Saints-Michel-et-Gudule Claude Castiau et les évêques de Belgique. Après la première lecture du Cantique des Cantiques (2,8-13) par Maria Cristina Ruíz de Ojeda y Silva (petite-nièce de Fabiola, épouse du comte Louis-Arnold de Looz-Corswarem), la deuxième lecture de la Première Lettre de Saint-Paul aux Corinthiens (1 Co 15, 35-37 ; 42-46) par Wilfried Van Kerckhove, Grand-Maître honoraire de la Maison de la Reine Fabiola et l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint-Mathieu (Mt 5,1-12) par l'ancien curé de Laeken Herman Cosijns et le diacre Claude Gillard, le cardinal Danneels prononça l'homélie dans laquelle il brossa le portrait de Fabiola, de l'amour qui la liait à Baudouin et de la place de la foi dans leur vie. Les intentions ont ensuite été lues : en français et en néerlandais pour la Duchesse de Brabant, le prince Gabriel et le prince Amedeo, en allemand pour le grand-duc héritier Guillaume, en anglais pour la princesse Louise et enfin en espagnol pour doña Blanca Escrivá de Romaní y Mora, Marquise de Amuheda, nièce de la reine Fabiola.


Tout comme pour les lectures, c'est la reine Fabiola elle-même qui avait choisi le programme musical. Durant la communion on entendit notamment le baryton José Van Dam interpréter l'Ave Maria de Schubert et Libera me (extrait du Requiem) de Gabriel Fauré tandis qu'Amazing Grace fut chanté par la soprano germanophone Sophie Karthauser, sollicitée à d'autres reprises lors de la cérémonie. Puis "El coro Rociero", une chorale espagnole de Vilvorde aux tenues chamarrées apporta une touche surprenante, mais à la fois tellement personnelle et émouvante, en interprétant La salve rociera, un chant en l'honneur de la Vierge del Rocio, rejointe par la Marquise de Amuheda aux castagnettes. Après la prière finale et la bénédiction, deux autres moments très émouvants sont venus ponctuer la messe de funérailles : Hoop doet leven (L'espoir fait vivre) par le chanteur flamand Will Tura qui avait déjà chanté aux funérailles du roi Baudouin en 1993 et La quête, due à Jacques Brel dans l'Homme de la Mancha, ici interprétée par José Van Dam. Clôturant la cérémonie, la Brabançonne fut jouée par la Musique Royale de la Marine et la sortie de la cathédrale se fit au rythme de la Fugue en ré mineur BWV 538 de Bach, avec à l'orgue le célèbre Bernard Foccroulle, qui avait déjà été interprétée lors du mariage de Baudouin et Fabiola en 1960.

© Antoine Borighem / tous droits réservés
© Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Image souvenir distribuée à l'issue de la cérémonie

Une autre cérémonie, plus courte, attendait ensuite uniquement les familles belge et luxembourgeoise ainsi que la famille espagnole de la reine Fabiola. Elle se déroula en l'Eglise Notre-Dame de Laeken, où le public avait la possibilité d'y accéder de manière libre pour l'absoute. Malheureusement je ne pus qu'assister à la sortie des invités. Là, de manière simple et émouvante, deux membres du personnel on prit la parole pour vanter les mérites de leur ancienne patronne et décrire l'ambiance chaleureuse, presque familiale, qui régnait au Château du Stuyvenberg. Les personnes qui furent au service de la reine Fabiola était d'ailleurs déjà présentes en la Cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule comme Daniel Cardon de Lichtbuer ou Bruno Nève de Mévergnies, ancien et actuel ambassadeur belge auprès du Saint-Siège, qui furent tous deux secrétaire de la souveraine. Mais aussi l'indéfectible comtesse Solange de Liedekerke de Pailhe qui était bien plus qu'une dame d'honneur pour la reine Fabiola avec qui elle vivait depuis de nombreuses années. Après que la famille ait accompagné, dans la plus stricte intimité, la descente du cercueil au sein de la crypte royale, le cortège s'est rendu au Château de Laeken, où furent conviés les autres altesses étrangères, pour un buffet.

Sortie de l'Eglise Notre-Dame de Laeken
© Antoine Borighem / tous droits réservés
La prince Nikolaus et la princesse Margaretha de Liechtenstein
© Antoine Borighem / tous droits réservés
Le prince Guillaume et la princesse Sibilla
© Valentin Dupont/ Royalement Blog / tous droits réservés

Un grand merci à Antoine Borighem pour une partie des photos