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2 août 2015

Les 90 ans de la princesse Marie-Gabrielle

La princesse Marie-Gabrielle, Aldegonde, Wilhelmine, Louise de Luxembourg, également princesse de Nassau et princesse de Bourbon et de Parme, est née le 2 août 1925 au Château de Colmar-Berg. Elle est la fille de la grande-duchesse Charlotte (1896-1985) et du prince Félix de Bourbon-Parme (1893-1970) qui avaient alors déjà trois enfants, à savoir Jean (1921), Elisabeth (1922-2011) et Marie-Adélaïde (1924-2007). Un frère et une sœur suivirent encore : Charles (1927-1977) et Alix (1929). La famille vivait la plupart du temps dans le château qui vit sa naissance. Des classes y étaient organisées pour les princes et princesses, et c’est donc là qu’elle reçut sa première éducation, notamment au travers de Mademoiselle Marie Knapff. 



Le 10 mai 1940, au petit matin, la famille grand-ducale quitta le Luxembourg devant l’imminence de l’invasion allemande. La princesse Marie-Gabrielle était l’une des enfants à être auprès de ses parents lors de ce moment. Le convoi, dans lequel se trouvait également sa grand-mère maternelle, la grande-duchesse douairière Marie-Anne (1861-1942), attendit donc à La Celle-Saint-Cloud la voiture ramenant les enfants qui étudiaient à Bruxelles. L’exil les emmena en Dordogne, puis au Portugal après un bref séjour en Espagne. Le 15 juillet, le prince Félix et ses enfants embarquèrent pour Annapolis à bord du croiseur envoyé par le président américain Roosevelt. La grande-duchesse Charlotte, après être passée par Londres où le gouvernement en exil s’était fixé, les rejoignit le 4 octobre. La famille emménagea à Montréal vingt jours plus tard. 


Première communion de Marie-Gabrielle


En 1941, la princesse Marie-Gabrielle, ainsi que ses sœurs Marie-Adélaïde et Alix, fut inscrite au Collège Jésus-Marie de Sillery où étudiait déjà sa sœur Elisabeth. Les princesses logeaient chez leur tante, l’impératrice Zita, dans la Villa Saint-Joseph, une demeure située à Sillery prêtée par les Sœurs de Sainte Jeanne d’Arc. Leur cousine Elisabeth d’Autriche fréquentait d’ailleurs le même collège. Après avoir fait plusieurs fois l’aller-retour entre le Nouveau-Continent et le Royaume-Uni, la grande-duchesse Charlotte s’installa définitivement à Londres en 1943. Le prince Félix et le grand-duc héritier Jean s’étaient, eux, embarqués en octobre 1942 pour le Royaume-Uni afin de s’engager dans l’armée britannique. De leur côté, les autres enfants hormis Alix, trop jeune, s’engagèrent au sein de la Croix-Rouge britannique. 

Au Canada en 1941
© Archives du Collège Jésus-Marie de Sillery


La grande-duchesse Charlotte effectua son grand retour sur le sol luxembourgeois le 14 avril 1945. Trois jours plus tard, partis de Londres, Elisabeth, Marie-Adélaïde, Marie-Gabrielle et Charles revinrent en soirée au grand-duché au sein d’un convoi de dix ambulances et de dix camionnettes contenant des vêtements, dons de la Croix-Rouge britannique. Ils n’hésitèrent d’ailleurs pas à prendre le volant à partir du Havre. Arrivés sur la Place Guillaume, avec une foule qui était au rendez-vous, ils furent officiellement reçus à l’hôtel de ville et remerciés pour leur engagement avant de regagner le Palais grand-ducal vers 22 heures. 



La princesse Marie-Gabrielle acheva ses études au Luxembourg et se consacra à la sculpture. Appréciant sculpter les animaux, elle fut l’élève dans les années 1950 du sculpteur animalier luxembourgeois Auguste Trémont. Dans ce cadre, elle effectua dès 1947 plusieurs séjours en France. Elle dessinait et réalisait ses modèles d’animaux au Jardin des Plantes à Paris. Sculptant sous le pseudonyme de « Mademoiselle de Clervaux », ses réalisations représentant des cerfs, des chevaux ou encore des lièvres furent exposées au Salon d’Automne. Accordant son Haut Patronage à plusieurs éditions du Salon de l’Art Vivant à Differdange, elle y exposa son travail lors de la 4e édition en compagnie de son frère Jean. Par ailleurs, notons que la princesse Marie-Gabrielle accordait son Haut Patronage à la Fédération du Sport Canin de Neudorf-Weimerskirch. 



Le 9 juin 1947, elle assista au Château de Ledreborg, au Danemark, au mariage de son cousin le prince Jacques de Bourbon-Parme avec la comtesse Birgitte Holstein til Ledreborg. En cette occasion, elle rencontra le frère de la mariée, le comte Knud. Les deux jeunes gens rendirent publiques leurs fiançailles le 24 août 1951. Né le 2 octobre 1919 à Ledreborg, Knud, Johan, Ludvig était le fils du 6e comte – lensgreve en danois – Josef Holstein til Ledreborg (1874-1951) et de la comtesse Cristina Hamilton (1887-1974). Son grand-père paternel, le comte Ludvig (1839-1912), se convertit au catholicisme en 1867 et exerça brièvement la fonction de Premier ministre en 1909. Knud avait étudié entre 1941 et 1942 à l’Université de Copenhague avant de passer une année à l’Ecole d’Agriculture de Dalum. Ensuite, il avait effectué des voyages d’études en Allemagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie pour perfectionner ses connaissances agricoles et forestières. Dans cette optique, il avait également passé une demi-année dans un domaine près de Pau, en France. 



La princesse Marie-Gabrielle et le comte Knud furent unis civilement le 5 novembre 1951 dans la Salle de Marbre du Château de Colmar-Berg par le bourgmestre Alfred Wagner. En soirée, un dîner réunit uniquement la famille proche avant qu’un cortège, rassemblant les sociétés et les associations locales, ainsi que des habitants de Colmar-Berg, ne réserve une ovation au couple à l’entrée du château. Le lendemain 6 novembre, trente-deux ans jour pour jour après le mariage de la grande-duchesse Charlotte et du prince Félix en 1919, le mariage religieux eut pour cadre l’église paroissiale de Colmar-Berg à laquelle le cortège des invités se rendit à pied. 



La mariée, emmenée à l’autel par son père le prince Félix, portait une robe de faille et un voile de dentelle orné d’un diadème aux motifs floraux provenant des collections grand-ducales. Les princes Rémy et Guy de Bourbon-Parme furent chargés de s’occuper de la traîne. La cérémonie fut présidée par Monseigneur Léon Lommel, évêque-coadjuteur de Luxembourg, assisté de l’aumônier de la Cour Albert Steffen, du chancelier de l’évêché l’abbé Nicolas Hengen et du curé de Colmar-Berg l’abbé Spautz. Le témoin de la princesse Marie-Gabrielle était son frère Charles et le témoin du comte Knud était son frère Carl. Cette journée se clôtura à midi et demi par une réception au Château de Colmar-Berg où le couple reçut les félicitations des invités. 

Le couple en compagnie d'un côté (gauche) du prince Félix et de la grande-
duchesse Charlotte et de l'autre (droite) de la comtesse Josef Holstein til
Ledreborg (mère du marié), du comte Ebbe Hamilton (oncle du marié)
et des princes Rémy et Guy de Bourbon-Parme


Après leur mariage, Marie-Gabrielle et Knud s’installèrent au Château de Ledreborg à Lejre, un domaine familial construit au XVIIIe siècle, situé au centre de l'île de Seeland. Le comte Knud en avait repris la gestion suite au décès de son père quelques mois avant son mariage. Il était également une figure locale, s’impliquant notamment au sein de l’église et de l’école catholique. Membre du parti libéral, il fut élu de 1974 à 1982 au conseil municipal dont il présidait la commission culturelle. Passionné par les sports équestres, il organisa plusieurs événements de cette nature dans son domaine et exerça la présidence du club local d’équitation. Les titres honorifiques de « Kammerherre » et de « Hofjægermester », fréquemment attribués à de grands propriétaires terriens, lui furent attribués par la Cour. Ceux-ci correspondant respectivement aux titres de « Chambellan » et de « Maître des Chasses royales ». 

Knud et Marie-Gabrielle avec leur première fille
Monica, née en 1952

Six des sept filles du couple : Monica, Lydia, Veronica, Silvia, Camilla
et Tatiana 


Le couple eut sept filles : Monica en 1952, Lydia en 1955, Veronica en 1956, Silvia en 1958, Camilla en 1959, Tatiana en 1961 et Antonia en 1962. Elle fut choisie en 1955 pour être la marraine de son neveu, l’actuel grand-duc Henri. Absente et représentée par sa sœur Elisabeth lors du baptême de son filleul, elle n’avait pas manqué d’assister le 19 avril 1962 à sa première communion au Château de Betzdorf, aux côtés du roi Baudouin et de la reine Fabiola. Les occasions de revoir la famille grand-ducale furent nombreuses, mais uniquement dans un cadre privé. C’étaient par exemple le cas pour les événements familiaux, des vacances de Pâques en Bavière ou des vacances d’été à Cabasson. Elle mit d'ailleurs au monde sa dernière fille, Antonia, au Luxembourg où celle-ci fut aussi baptisée. 

Première communion d'Henri et Marie-Henri
© Photo Tony Krier / Collection personnelle Valentin Dupont


Après avoir vécu les deuils de son père en 1970 puis de son frère Charles en 1977, la princesse Marie-Gabrielle eut la douleur de perdre sa mère, la grande-duchesse Charlotte, le 9 juillet 1985. Vivant une période difficile, elle se rendit en pèlerinage à Međugorje, en ex-Yougoslavie. La Vierge Marie y serait apparue à partir de juin 1981 à six Croates d'Herzégovine. Après ce voyage, elle revint au Danemark changée. Elle indiqua alors à ses proches qu’elle s’y était réveillée, un matin, remplie d'une joie qu'elle n’avait plus connue depuis son enfance. La foi catholique a toujours été très importante pour la princesse Marie-Gabrielle et sa famille. Sa fille cadette, Antonia, a choisi d’ailleurs d’intégrer, après un cheminement spirituel qui l'emmena également à Međugorje, la Communauté de l’Emmanuel à Paris en 1992.

Avec trois de ses filles et semble-t-il son frère le prince Charles


En août 1979, Veronica et Silvia furent les premières de ses filles à se marier. La première avec François-Bruno de Pottère, né en Pennsylvanie, et la seconde avec John Munro of Foulis, d’origine écossaise. Ce fut au tour de Lydia l’année suivante avec son petit-cousin le prince Éric de Bourbon-Parme. Après cinq enfants, le couple divorça en 2000 et la comtesse Lydia se remaria en 2001 avec Martin Bergsøe, un ancien prêtre catholique qui fonda ensuite une église apostolique libre. Le mariage de Camilla en 1989 avec la baron Eric Bertouch-Lehn til Højbygård og Lungholm se solda lui aussi par un divorce en 1995. Elle n’hésita cependant pas à prendre soin de son ex-époux, lorsqu'il fut victime en 1996 d'un accident de la route qui le laissa lourdement handicapé. Les noces de Tatiana furent célébrées en 1999 avec Mark von Riedemann, le fils de la princesse Olga de Windsich-Graetz, qui est aujourd’hui directeur du département de communication auprès du bureau international de L’Aide à l’Église en détresse. Enfin, en 2003, la comtesse Monica a épousé Henri de Dompierre de Jonquières. 

Mariage en 1980 de la comtesse Camilla avec le baron Eric Bertouch-Lehn


En 1990, le comte Knud abandonna la gestion du domaine de Ledreborg à sa fille Silvia et à son beau-fils John. Il devrait un jour être repris par leur fils, Alexander Munro, aujourd’hui âgé de trente ans. La comtesse Silvia a d’ailleurs reçu les titres honorifiques que détenait son père. Après avoir été faite « Hofjægermester » en 2003, c’est-à-dire « Maîtresse des Chasses royales », la reine Margrethe II lui octroya à l’occasion des célébrations de son 72e anniversaire le titre de courtoisie de « Kammerdame ». Équivalent féminin de « Chambellan », il correspond à la fonction honorifique de « Femme de chambre ».

En 1990 au Luxembourg pour l'inauguration d'une statue de la
grande-duchesse Charlotte sur la Place Clairefontaine

Le comte Knud, Maria Teresa, Marie-Gabrielle, Jean et Elisabeth
© Photo Gaston Mirgain/ Collection personnelle Valentin Dupont


Dans la nuit du 25 juin 2001, le comte Knud Holstein til Ledreborg s’éteignit des suites d’une longue maladie. Atteinte d’un cancer, la comtesse Camilla est décédée le 4 juillet 2010. Elle n’avait que cinquante-et-un ans et abandonnait deux enfants, Nicolas et Philip. A ces deuils s’ajoutèrent pour Marie-Gabrielle ceux de ses sœurs Marie-Adélaïde en 2007 et Elisabeth en 2011. Vu son âge, elle n’effectua pas le déplacement à l’occasion du mariage du grand-duc héritier Guillaume en 2012. La princesse Marie-Gabrielle qui vit toujours au Château de Ledreborg est entourée de l’affection de ses filles et de ses treize petits-enfants même si certains vivent à l’étranger. Deux de ses petits-enfants, le baron Nicolas Bertouch-Lehn et Charles de Pottère, se sont d’ailleurs marier en 2015. La sœur du grand-duc Jean est également plusieurs fois arrière-grand-mère. 

Rare photographie du grand-duc Jean et de ses sœurs Alix, Marie-Gabrielle,
Elisabeth (†) et Marie-Adélaïde (†)


Royalement Blog tient à transmettre ses vœux à la Princesse Marie-Gabrielle
à l'occasion de son 90e anniversaire !


21 septembre 2012

La branche luxembourgeoise des Lannoy

En 1617, le comte Claude de Lannoy (1578-1643) a épousé en seconde noces la baronne Claudine d'Eltz, dame de Clervaux. Fils cadet du comte Jacques de Lannoy et de Suzanne de Noyelles (les grands-parents à la 11ème génération de la grande-duchesse héritière Stéphanie), Claude de Lannoy était par ailleurs comte de la Motterie, chevalier de la Toison d'Or, gouverneur de Namur et Maastricht ainsi que mestre de camp général (position avant tout honorifique au sein de l'armée) de l'armée des Pays-Bas espagnols.

Le château de Clervaux en 2017
Photo : Valentin Dupont / Royalement Blog / tous droits réservés
Le couple donna naissance vers à un fils prénommé Albert qui fut ambassadeur de Charles II auprès de plusieurs cours étrangères. Avec lui vit le jour la branche des Lannoy-Clervaux, à la fois comtes de Lannoy et barons de Clervaux. Cette branche établie dès 1631 dans la seigneurie de près de 700 hectares de Clervaux fut jusqu'à la moitié du XIXème siècle l'une des plus importants familles nobles luxembourgeoises.

Outre la seigneurie de Clervaux qui comprenait son château construit dans la première moitié du XVIIème siècle, cette branche est devenue peu à peu propriétaire de domaines ou châteaux à Hamm, La Neuville, Assenois, Bolland et Julémont.

En 1854, le chef de la branche de Lannoy-Clervaux, le comte Adrien est décédé en l'absence de postérité, mais en instituant son épouse, née Aldegonde de Tornaco, comme héritière universelle. Un cousin germain, le comte Napoléon de Lannoy-Clervaux et prince de Rheina-Wolbeck, intenta un procès contre cette disposition mais il fut débouté. L'ensemble des possessions et du patrimoine de la branche luxembourgeoise des Lannoy est donc passée à la famille de Tornaco.

Le hasard fait parfois bien les choses. L'un des prénoms de baptême de la comtesse Stéphanie, grand-duchesse héritière de Luxembourg est celui de Claudine, en lien avec sa marraine, née comtesse Claude d'Ursel. Mais il s'agit aussi des prénoms de ces aïeuls qui unirent la famille de Lannoy au Luxembourg.

9 mai 2012

Les ancêtres communs de Guillaume et Stéphanie

Les futurs époux sont des cousins éloignés. Tous deux descendent de Charles-Marie-Raymond d'Arenberg, né à Enghien (dans le Hainaut) en 1721 et où il y est décédé en son château en 1778. Il était à la fois le 5ème duc d'Arenberg et du Saint-Empire, le 11ème duc d'Aerschot, duc de Croÿ, comte de Seneghem, baron de Sevenbergen, grand d'Espagne de 1ère classe ainsi que chevalier de l'Ordre de la Toison d'or.

Il était le fils duc et prince Léopold-Philippe d'Arenberg (1690-1754) et de l'Italienne Marie Pignatelli, princesse di Bisaccia (1696-1766). Il s'est distingué lors de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), durant laquelle il s'est fait remarquer par l'impératrice Marie-Thérèse. Dès 1740, il devient adjoint au Grand bailli du Hainaut qui n'est autre son père. Il a occupé cette fonction après la mort de ce dernier. L'impératrice d'Autriche en fera également le lieutenant capitaine général de la province et le gouverneur de Mons. En tant que militaire reconnu et feld-maréchal autrichien, il a pris part à la guerre de Sept Ans (1756-1763).

En 1748, le duc et prince d'Arenberg a épousé la comtesse Louise-Marguerite de La Marck-Schleiden (1730-1820), comtesse de Vardes, baronne de Lummen, de Seraing-le-Château, de Saffenburg, et dame de Bienassis. Huit enfants sont issus de cette union : François (1749-1751), Louis-Engelbert (1750-1820), Léopoldine (1751-1812), Flore (1752-1832), Auguste (1753-1833), Marie-Louise (1754-1838), Charles-Joseph (+1755) et Louis (1757-1795). C'est par la princesse Léopoldine que s'établit la filiation jusqu'aux Bourbon-Parme et la famille grand-ducale actuelle. La comtesse Stéphanie de Lannoy descend quant à elle de la princesse Flore.

La princesse Léopoldine d'Arenberg a en effet épousé le comte Joseph-Niklas zu Windisch-Graetz (1744-1802), dont est issu la comtesse Sophie (1784-1848). Cette dernière s'est mariée au prince Karl zu Löwenstein-Wertheim-Rosenberg (1783-1849). Ils sont les grands-parents de la princesse Adelheid zu Löwenstein-Wertheim-Rosenberg (1831-1909) qui a épousé celui qui fut le roi Miguel Ier de Portugal (1828-1834). Deux de leurs filles établissent une filiation avec la famille grand-ducale. La princesse Maria Ana de Bragance (1861-1942) s'est unie avec le grand-duc Guillaume IV de Luxembourg (1852-1912), l'arrière-arrière-grand-père du grand-duc héritier Guillaume. La princesse Maria Antonia de Bragance (1862-1959) a, elle, épousé le duc Robert Ier de Parme (1848-1907), pour lequel il s'agissait d'une seconde union. Un de leur fils, le prince Félix de Bourbon-Parme (1893-1970) s'est marié avec la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg (1896-1985), l'arrière-grand-mère du Grand-Duc Héritier.

Revenons-en à la princesse Flore d'Arenberg, qui a uni son destin au duc Wolfgang-Guillaume d'Ursel (1750-1804). Leur fille Louise-Marie (1775-1834) s'est mariée au comte Jacques de Lannoy (1769-1835), l'arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père en ligne directe de la comtesse Stéphanie de Lannoy, future Grande-Duchesse Héritière de Luxembourg.