31 août 2012

Archives : la princesse Diana au Luxembourg et en Belgique en 1993

Le 17 septembre 1993, la princesse Diana a effectué une visite d'un jour au grand-duché de Luxembourg. La princesse de Galles a tout d'abord rencontré le grand-duc héritier Henri pour l'inauguration de la Foire internationale de Luxembourg-Kirchberg. La foule était nombreuse pour l'apercevoir, prendre des photos, lui serrer la main ou demander un autographe. C'est donc avec beaucoup de difficultés qu'elle s'est ensuite rendue jusqu'au stand Britain in Luxembourg. Avant de repartir pour Londres, Diana a visité seule l'institut Saint-Joseph à Betzdorf destiné aux enfants handicapés mentaux.



Le 25 octobre de la même année, la princesse Diana a effectué une courte visite en Belgique, où elle s'était déjà arrêtée en 1990. Elle a procédé, avec le ministre belge des Pensions Freddy Willockx, à la remise d'un prix au parlement européen dans le cadre de l'European Platform for Senior Organisation. La suite du programme consistait en une rencontre avec les animateurs de Help the Age International et une visite de la maison d'accueil Les trois pommiers à Etterbeek où cohabitent des personnes âgées, des handicapés et des femmes battues. Et enfin, pour le tea time, la reine Paola a reçu la princesse de Galles dans un salon du château de Laeken en présence de la reine Fabiola et de la princesse Astrid.


Merci à Petit Belge pour une partie des informations

27 août 2012

Décès de la comtesse Philippe de Lannoy

Triste nouvelle ce matin : nous apprenons le décès inopiné de la comtesse Philippe de Lannoy, mère de la future grande-duchesse héritière. Le décès est intervenu dimanche des suites d'un accident vasculaire cérébral. Elle avait fêté en septembre dernier ses 70 ans entourée de sa famille au château d'Anvaing.

Elle sera inhumée le vendredi 31 août à 15h en l'église Saint-Amand d'Anvaing. Puis, elle sera inhumée dans le caveau familial.

Sincères condoléances à toute la famille, et plus particulièrement à son époux, à ses huit enfants et ses beaux-enfants, sans oublier ses treize petits-enfants.

A l'occasion de son 70ème anniversaire (la comtesse est au centre, en rose)
 (© Collection privée de la famille de Lannoy)

18 août 2012

L'hôtel de Lannoy à Bruxelles

Après avoir acheté l'ancienne maison de don Diego de Ruyter, Josse Mansion, un maître maçon originaire d'Enghien a fait construire cet hôtel en forme de « U » en 1762 à Bruxelles. Une annexe à l'arrêté de 2001 pris par le gouvernement bruxellois classant certaines parties de l'hôtel précise ceci au sujet de l'édifice : « l'immeuble compte deux niveaux sous une toiture mansardée percée de lucarnes à fronton. La couverture d'ardoises repose sur une charpente de bois conservée dans son état d'origine. La façade principale en grès se développe sur neuf travées. La travée médiane, en léger ressaut et à refends, est percée d'une porte cochère en plein cintre à encadrement creusé en gorge, surmontée à l'étage par une fenêtre également en plein cintre et précédée d'un garde-corps en fer forgé. Protégées par des contrevents ou des grilles, les fenêtres du rez-de-chaussée sont à arc surbaissés; celles de l'étage sont rectangulaires. L’horizontalité de l'élévation est marquée par le bandeau séparant les niveaux et l'entablement classique : architrave moulurée, frise portant le millésime « MDCCLXII » et corniche profilée ».

© MRBC-DMS
www.irismonument.be

L'hôtel a été acquis en 1768 par le comte Dominique-Alexandre d'Epinoy. C'est bien plus tard que ce bien est entré dans le patrimoine des Lannoy avec l'achat en 1833 de l'hôtel par le comte Gustave de Lannoy (1800-1892). Ce trisaïeul de Stéphanie, grande-duchesse héritière de Luxembourg, fut tour à tour chambellan du roi Guillaume II des Pays-Bas, grand-maître de la Maison du Duc de Brabant, le futur roi Léopold II, ainsi que grand-maître de la Maison de la Reine Marie-Henriette. Le comte Gustave de Lannoy occupa également la fonction de bourgmestre d'Anvaing. 

Cet hôtel se situe au numéro 13 de la rue aux Laines, une rue où depuis le XIVe siècle de nombreuses familles de la noblesse résident. Pour l'anecdote, le 23 janvier 1892, un incendie se déclara dans une aile de l'actuel Palais d'Egmont qui donnait alors dans la rue aux Laines. La famille de Lannoy vit donc débarquer au cours de la nuit, en chemise de nuit, le duc et la duchesse de Croÿ venant trouver refuge dans leur hôtel.
L'ancien hôtel de Merode-Deinze détruit en 1956

Depuis que l'hôtel est dans les mains des Lannoy, il est toujours passé par héritage au chef de famille. Il échut donc au comte Philippe, le père de Stéphanie, en 1980 à la suite du décès du comte Paul de Lannoy. Tel est toujours également le cas pour l'hôtel des princes de Merode-Westerloo, situé au numéro 23 de la rue aux Laines, qui est loué au Cercle de Lorraine. Ce sont presque les seules traces historiques intéressantes qui subsistent dans cette rue depuis la démolition en 1956 des hôtels de Merode-Deinze et de la Boëssières-Thiennes.

Entre 1907 et 1908, l'hôtel de Lannoy a été restauré par l'architecte Ocatve Flanneau qui travailla également au palais de Bruxelles. Ainsi, l'aile sud a été transformée et prolongée de trois travées. A l'intérieur de l'hôtel, un passage couvert donne accès aux pièces du rez-de-chaussée mais également à une cour pavée et à un petit jardin. Un escalier d'honneur, doté d'une rampe en fer forgé, permet d'accéder au bel étage. Alors que la salle à manger donne sur le jardin, plusieurs salons décorés dans le style Louis XV se situent, en enfilade, du côté de la rue : salon rouge, antichambre, salon jaune et fumoir.

En 2001, plusieurs parties de l'hôtel ont été classées par un arrêté du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale : les façades, les toitures en ce compris la charpente, le passage couvert, le vestibule et la cage d'escalier d'honneur, la salle à manger, le salon, l'antichambre et le fumoir du bel étage, ainsi que le jardin et les caves voûtées. Une annexe de cet arrêté précise que « par la régularité classique de ses façades, parfaitement préservées, par la disposition et l'ornementation de ses espaces intérieurs restaurés avec soin au début du siècle, l'hôtel de Lannoy est par ailleurs un exemple quasi unique à Bruxelles d'une architecture privée du XVIIIe siècle d'une telle ampleur et d'une telle qualité ».

La comtesse Stéphanie, aujourd'hui grand-duchesse héritière de Luxembourg, a occupé quelques temps avant son mariage une partie de l'hôtel. La famille a également loué plusieurs appartements à des jeunes de la bonne société. Par ailleurs, Dorotheum, l'une des plus ancienne maisons de vente, a installé ses bureaux bruxellois au rez-de-chaussée. Notons par ailleurs que l'intérieur de l'hôtel a accueilli pendant quatre jours le tournage du film franco-tchéco-belge Les Visiteurs : la Révolution en juin 2015. 

7 août 2012

Le Palais Royal : l'Escalier d'Honneur

L'Escalier d'Honneur a vu le jour dans la foulée des grands travaux voulus par le roi Léopold II commandés à l'architecte Alphonse Balat entre 1868 et 1872. Il mène aux salons et salles d'apparat du premier étage. On y accède par le Vestibule d'Honneur, situé en plein centre du Palais Royal, à l'endroit exact où se trouvait jadis la Rue Héraldique séparant les Hôtels Bender et Belgiojoso. Le vestibule vient plus tardivement, après 1905, suite aux transformations apportées à la façade.

(© D.R.)

Vue depuis le palier de l'escalier (© D.R.)

L'escalier en marbre blanc, doté de rampes en marbre vert, donne une impression de majesté dans un cadre assez sobre, composé de murs pâles, de colonnes de pierre, de quelques dorures, de miroirs et de baies vitrées.


(© Antonio José da Conceição Ponte/tous droits réservés)

Une allégorie de la Paix surplombe l'escalier. Il s'agit d'une œuvre taillée dans le marbre de Charles Fraikin datant de 1877. Lorsque les audiences des ambassadeurs se déroulaient encore au Palais Royal, la statue était fleurie tandis que neuf gendarmes en culotte de peau et bonnet à poils stationnaient le long de l'escalier.


(© D.R.)

Dans les salles entourant l'Escalier d' Honneur, le visiteur peut admirer divers bustes représentant d'anciens membres de la dynastie : notamment Léopold Ier, Louise-Marie, Léopold II, Albert Ier, Elisabeth, Léopold III ou encore Astrid.


Buste en plâtre du roi Léopold Ier d'après un original de Guillaume Geefs. Le souverain porte diverses décorations comme le bijou de la Toison d'Or, le Grand Cordon et la plaque de Grand-Croix de l'Ordre de Léopold, la plaque de Chevalier de l'Ordre de la Jarretière et la Croix de Chevalier de 1ère Classe de l'Ordre de la Croix de Fer (Prusse).
(© Antonio José da Conceição Ponte/tous droits réservés)
Buste en plâtre du roi Léopold III d'après un original d'Alfred Courtens. Le roi y est représenté portant l'uniforme de lieutenant-général avec le Grand Cordon et la plaque de Grand-Croix de l'Ordre de Léopold.
(© Antonio José da Conceição Ponte/tous droits réservés)
La reine Paola a souhaité que l'art moderne cohabite avec les lieux chargés d'histoire. Après la constitution d'un comité artistique, une œuvre de Dirk Braeckman, photographe connu pour travailler en noir et blanc, a été placée dans une des salles situées à l'entrée. L'œuvre est constituée de six photographies. Deux grandes photographies, prises à Laeken, représentent le Roi et la Reine, tandis que les quatre autres, de tailles plus modestes, illustrent des détails des salles du Palais.


Et puis, l'ancien et l'art moderne, côtoient l'antique. En effet, on trouve également deux statues en diorite gris, assez similaires, de la déesse égyptienne Sekhmet à la tête de lionne. Tandis que l'une date du pharaon Sheshonq Ier de la XXIIème dynastie (IXème siècle avant Jésus-Christ), l'autre est plus ancienne et taillée avec davantage de finesse. Cette-dernière date du pharaon Aménophis III de la XVIIIème dynastie (XVIème siècle avant Jésus-Christ). Il semblerait que ces deux antiquités égyptiennes aient été ramenées par Léopold II, alors duc de Brabant, lors d'un voyage d'études en Orient.


(© Antonio José da Conceição Ponte/tous droits réservés)